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Publié par Pierre Philippe-Meden

Genre et pouvoir dans les mondes musulmans. Anthropologie historique des spécialistes du religieux
Genre et pouvoir dans les mondes musulmans. Anthropologie historique des spécialistes du religieux

Séminaire EHESS « Anthropologie historique des spécialistes du religieux : genre et pouvoir dans les mondes musulmans »

Coordination : Tiziana LEUCCI (CNRS, CEIAS, Paris-Aubervilliers) et Alessandra FIORENTINI (EHESS, LAP, Paris)

Campus Condorcet-Centre de colloques

Salle 3.10

Place du Front populaire, 93300 Aubervilliers

Métro : Front populaire (Ligne no. 12)

 

Année 2022-2023 Séminaire en présentiel

 

annuel / bimensuel (1re/3e), mercredi 16:30-18:30

du 16 novembre 2022 au 21 juin 2023

nombre de séances : 12

  1. Études asiatiques - Histoire et sciences sociales : terrains, textes et images (M1/S1-S2-M2/S3- S4)
  2. Études sur le genre - Anthropologie (M1/S1-S2-M2/S3-S4)
  3. Sciences des religions et société - Sciences sociales des religions (M1/S1-S2-M2/S3-S4)
  4. Sciences des religions et société - L'Islam en société : trajectoires historiques et contemporaines (M1/S1-S2-M2/S3-S4)

Les séances présenteront l’analyse de ces typologies de spécialistes du religieux dans plusieurs terrains de recherche partant de l’Afghanistan et dans d’autres pays de l’Asie, jusqu’à l’Afrique subsaharienne, au Maghreb et au Proche et Moyen Orient.

À partir d’une critique d’oppositions classiques, religion/magie, orthodoxie/pratique populaire et celle de masculin/féminin, ainsi que d’une redéfinition de la notion d’agentivité, ce séminaire de recherche vise à montrer les relations complexes entre religion, genre et pouvoir dans les mondes musulmans. Nous aborderons cette question plus particulièrement à travers l’étude des nombreuses typologies de spécialistes du religieux. Il existe, en effet, dans les différents mondes musulmans une vaste gamme d’opérateurs et d’opératrices du religieux, figures marginales, mais auxquelles les fidèles en tant que communauté locale ou en tant qu’individus s’adressent dans leur quotidien pour le maintien et la sauvegarde de leur vie. Cela nous amènera à reconsidérer le pouvoir et la place de la littérature normative islamique, juridique et théologique face à la riche littérature orale, ainsi que dans la façon dont les personnes vivent leur ‘être musulman’ dans le contexte familial, social, urbain, rural, tant localement qu’en situation de diaspora. Ces figures, souvent féminines ou non déterminé du point de vue du genre et considérées à tort comme marginales (magiciennes, mediums, chanteur·ses, danseur·ses, eunuques, peintres, scribes, guérisseur·es, êtres surnaturels, forces sacrées, etc.), ainsi que certains lieux (sources d’eau, grottes, arbres, pierres, tombeaux, sanctuaires, etc.), et un certain nombre de techniques du corps, d’usage de la parole et de gestes employés pour soigner, rassurer et soulager, font partie, avec les êtres et les forces définies par la tradition islamique, de la complexité de la vie religieuse. L’analyse des ces spécialistes montrera alors comment l’expérience religieuse englobe un domaine beaucoup plus vaste, articulé et nuancé de celui établi par les textes et les orthodoxies dominantes et par les normes du genre dans les différents contextes socio-historiques étudiés.

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